Un quai
une horloge
Le temps s'arrête
Soleil
Sourires
Cheveux
Regards
Rêve
Bleu, si bleu
Un quai
une horloge
Le temps s'arrêtera encore
-LW
vendredi 27 février 2009
lundi 23 février 2009
Who needs forever?
Nous sommes allés voir Thievery Corporation au Métropolis hier avec des amis. Je m'attendais à peu. Thievery Corporation est pour moi une musique d'atmosphère quand je marche avec mon iPod, une musique d'émotions quand je suis dans ma bulle, une musique d'inspiration quand j'écris. Une musique qui peut-être ne se prêtait pas au spectacle.
J'ai beaucoup aimé. Aimé le rythme plus intense, les beats reggae, les lumières bleues, ce happening heureux avec tous ces musiciens sur la scène. Aimé la générosité du band. Aimé danser, malgré le manque d'espace et l'environnement moins propice au laisser-aller. Adoré l'intensité hallucinante de la dernière chanson du spectacle.
Je n'ai pas eu droit à Beautiful Drug et The Shining Path... mais après la déception de Sweet Tides, c'était peut-être mieux ainsi.
***
Je cherchais une photo de Thievery Corporation sur Flickr pour accompagner ce texte. Je suis tombée sur cette photo choisie pour illustrer Who Needs Forever... c'était juste parfait.

Who needs forever
Life goes so fast
Love me today
Let's forget tomorrow
It's too far away
So hold me
Don't waste this moment
Let's live this moment like it's the last
Time goes so fast
Love Shouldn't linger
Love shouldn't wait
When fates allow a choice of now or never
Who Needs Forever
Forever
Forever
J'ai beaucoup aimé. Aimé le rythme plus intense, les beats reggae, les lumières bleues, ce happening heureux avec tous ces musiciens sur la scène. Aimé la générosité du band. Aimé danser, malgré le manque d'espace et l'environnement moins propice au laisser-aller. Adoré l'intensité hallucinante de la dernière chanson du spectacle.
Je n'ai pas eu droit à Beautiful Drug et The Shining Path... mais après la déception de Sweet Tides, c'était peut-être mieux ainsi.
***
Je cherchais une photo de Thievery Corporation sur Flickr pour accompagner ce texte. Je suis tombée sur cette photo choisie pour illustrer Who Needs Forever... c'était juste parfait.

Who needs forever
Life goes so fast
Love me today
Let's forget tomorrow
It's too far away
So hold me
Don't waste this moment
Let's live this moment like it's the last
Time goes so fast
Love Shouldn't linger
Love shouldn't wait
When fates allow a choice of now or never
Who Needs Forever
Forever
Forever
vendredi 6 février 2009
Ici, ainsi, tout petits...
Voilà, c'est fait.
J'ai inscrit Étienne à la maternelle ce matin.
Je sais, ça fait cliché, mais il me semble que c'est hier que j'inscrivais Mathilde, ma grande maintenant en 4e année. J'avais d'ailleurs bien rigolé parce que je l'avais amenée avec moi à l'école et, après seulement 10 minutes, la dame responsable des inscriptions connaissait déjà son nom: "Mathilde! Non, non, tu ne peux monter sur la table!" J'étais à la fois amusée et gênée, convaincue que Mathilde allait être une terreur à l'école (ce n'est pas le cas; oui, c'est vrai, elle parle tout le temps, mais bon, ça court dans la famille).
Je trouve que le temps passe trop vite. Aujourd'hui, je voudrais pouvoir le ralentir un peu, juste un peu, m'obliger à vivre intensément chaque minute avec mes enfants. J'ai parfois peur de me retourner et de réaliser que le temps à passer ensembles raccourcit, qu'il y en a plus derrière que devant nous.
Je voudrais pouvoir arrêter tout, là, maintenant. Les garder avec moi, ici, ainsi, tout petits, encore à moi.
J'ai inscrit Étienne à la maternelle ce matin.
Je sais, ça fait cliché, mais il me semble que c'est hier que j'inscrivais Mathilde, ma grande maintenant en 4e année. J'avais d'ailleurs bien rigolé parce que je l'avais amenée avec moi à l'école et, après seulement 10 minutes, la dame responsable des inscriptions connaissait déjà son nom: "Mathilde! Non, non, tu ne peux monter sur la table!" J'étais à la fois amusée et gênée, convaincue que Mathilde allait être une terreur à l'école (ce n'est pas le cas; oui, c'est vrai, elle parle tout le temps, mais bon, ça court dans la famille).
Je trouve que le temps passe trop vite. Aujourd'hui, je voudrais pouvoir le ralentir un peu, juste un peu, m'obliger à vivre intensément chaque minute avec mes enfants. J'ai parfois peur de me retourner et de réaliser que le temps à passer ensembles raccourcit, qu'il y en a plus derrière que devant nous.
Je voudrais pouvoir arrêter tout, là, maintenant. Les garder avec moi, ici, ainsi, tout petits, encore à moi.
mercredi 4 février 2009
Désolante route...

L'histoire est simple: dans un monde post-apocalyptique, un homme et son jeune fils entreprennent une longue route à pied vers le sud des États-Unis afin de s'éloigner du froid et peut-être trouver un monde meilleur.
Une histoire simple... et pourtant.
J'ai abordé La Route de Cormac McCarthy avec un certain recul. Même si elle me l'avait chaudement recommandé, ma copine m'avait raconté à quel point elle en avait trouvé la lecture difficile. Je n’avais pas non plus aimé No Country for Old Men, un film tiré d’un livre écrit aussi par McCarthy, que j’avais trouvé inutilement violent. J’avais peur de retrouver cette même violence dans La route.
J'ai à la fois détesté et adoré La route. J’ai trouvé ce livre si difficile à lire, si inconfortable, si dérangeant, que j’ai du le mettre de coté à plusieurs reprises. La tension est parfois insupportable. Je crois qu’il est impossible, en tant que parent, de lire ce livre sans se mettre dans la peau de ce père qui tente de protéger son fils, sans vivre ses inquiétudes.
La violence de La route n’est pas physique, mais d’une certaine façon elle est beaucoup plus dérangeante. C’est une violence émotive, intellectuelle, viscérale. Je me suis beaucoup identifiée au personnage de l'enfant, dont la réaction à la violence, au mal, aux difficultés de ce monde m'a bouleversée.
Le style de rédaction très aride offre un ton très juste pour cette histoire si noire. McCarthy réussit parfaitement à nous faire vivre le cauchemar apocalyptique de cet homme et de son fils. Sans jamais le faire directement, il nous force à nous questionner: Y a-t-il un moment où il faut abandonner la vie? Est-ce que survivre vaut toujours la peine? Qu'est-ce qui nous pousse à continuer? Quels gestes serions-nous prêts à faire pour protéger nos enfants?
Mais malgré la noirceur, j'ai beaucoup aimé l'intensité de l'amour d'un père, la tendresse masculine, la force de la relation entre cet homme et son fils. J'ai été touchée par la puissance de l'esprit humain, sa capacité à survivre, sa détermination.
J'ai terminé les dernières pages en pleurant. Je ne me souviens pas avoir été autant touchée, tourmentée, déchirée par un livre. Mais malgré mes hésitations et la difficulté de la lecture, La route est un livre qu'il faut lire, un livre obsédant qui restera en moi très longtemps.
mardi 3 février 2009
Sans attache
Elle marche
Épaules lourdes
Sous le poids des ombres
Elle déchire
Elle doute
Coeur accablé
Sous le poids des abandons
Elle attend
Une acceptation qui ne viendra pas
Un retour qui n'en sera pas un
Un amour toujours retenu
Un contact qui ne sera jamais
Elle ferme les yeux
Comprend enfin
Enfin
Elle abandonne
Dépose son fardeau
Balaie les attentes
Elle se tourne
Épaules hautes
Coeur léger
Vers le vert, vers le bleu
Libre
Sans attache
Sans attente
Encore ici
Mais partie
Sans jamais revenir vraiment
--Lea Woolf
Épaules lourdes
Sous le poids des ombres
Elle déchire
Elle doute
Coeur accablé
Sous le poids des abandons
Elle attend
Une acceptation qui ne viendra pas
Un retour qui n'en sera pas un
Un amour toujours retenu
Un contact qui ne sera jamais
Elle ferme les yeux
Comprend enfin
Enfin
Elle abandonne
Dépose son fardeau
Balaie les attentes
Elle se tourne
Épaules hautes
Coeur léger
Vers le vert, vers le bleu
Libre
Sans attache
Sans attente
Encore ici
Mais partie
Sans jamais revenir vraiment
--Lea Woolf
dimanche 1 février 2009
Liens et lectures
J'ai lu un excellent article cette semaine sur la difficulté de voir ses enfants grandir. Je vis souvent cette douleur aigre-douce avec Mathilde, alors que je suis contente de voir qu'elle commence à voler de ses propres ailes mais si triste de réaliser l'éloignement qui vient avec l'autonomie. J'ai beaucoup aimé un passage en particulier: I will do my best to guide him and support him and I will keep out of the way of his growing up. I will stay silent when I want to control everything and keep him safe, and I will be present in his daily life so that he knows he has a place to come and check in when he wants to.
J'espère que je me souviendrai de cette philosophie dans quelques années.
***
Je me demande... si je prends du temps pour lire sur comment vivre le moment présent, c'est un bon début, non?
***
Parmi les blogs de mamans que je visite régulièrement, voici mes préférés:
- Les (Z)imparfaites, dont le mantra est: "Fini l'obsession de la mère parfaite et ses dictats étouffants et culpabilisants! Place au joyeux désordre, à l'improvisation organisée et au véritable plaisir d'être soi-même... pré ou post vergetures! Les (Z)imparfaites arrivent!" Je ne suis pas toujours d'accord, mais leur non-conformisme et leur attitude complètement politically incorrect sont rafraichissants. Mon post préféré: Le loft, un lieu imaginaire où les auteures vont se cacher quelques fois. J'ai depuis inventé le mien, dans le Vieux Montréal...
- Les chroniques d'une mère indigne: Probablement le blog de maman le plus connu, c'est aussi le mieux écrit. Certains posts sont pissants.
***
Pour terminer, mon coup de coeur constant: Post Secret, un blog où les gens écrivent un secret qu'ils n'ont jamais osé révéler sur une carte postale artisanale. C'est parfois drôle, parfois cathartique, parfois déchirant, toujours touchant. Les cartes postales sont publiées une fois par semaine, le dimanche. Il existe aussi une version française.
Bonne lecture!
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