mardi 21 décembre 2010

À la recherche du bonheur (partie 1)

"While numerous studies have documented the modest—though reliable—link between household income and well-being, we examined the accuracy of laypeople’s intuitions about this relationship by asking people from across the income spectrum to report their own happiness and to predict the happiness of others (Study 1) and themselves (Study 2) at different income levels. Data from two national surveys revealed that while laypeople’s predictions were relatively accurate at higher levels of income, they greatly overestimated the impact of income on life satisfaction at lower income levels, expecting low household income to be coupled with very low life satisfaction. Thus, people may work hard to maintain or increase their income in part because they overestimate the hedonistic costs of earning low levels of income." - Lara B. Aknin, Michael I. Norton, & Elizabeth W. Dunn,  "From Wealth to Well-Being? Money Matters, but Less than People Think"
Cette citation, extraite d'une recherche sur le bonheur, a suscité une discussion très intéressante autour de la table samedi dernier, pendant un souper entre amis. Selon cette étude, l'impression selon laquelle moins on a d'argent, moins on est heureux est fausse. Ou, du moins, l'impact sur le bonheur d'un salaire moindre est beaucoup moins élevé qu'on le pense. Mais cette conviction nous force souvent à travailler très fort pour obtenir un salaire un peu plus élevé, ou nous pousse à garder un emploi qu'on n'aime pas beaucoup parce qu'il est payant. Par peur de perdre notre bonheur, on se rend souvent la vie difficile... et on a peut-être tort.

Après quelques minutes, nous en sommes arrivés à la question suivante: Si on assumait que l'argent ne faisait pas le bonheur, si on enlevait la nécessité d'avoir un salaire... qu'est-ce qu'on ferait dans la vie? Les réponses différaient d'une personne à l'autre, mais venaient sans hésitation: construire une maison ou un bateau, dessiner, écrire et illustrer un livre, jardiner, créer, enseigner, mélanger mathématiques et créativité. Pour moi, c'était clair. J'écrirais. Je ferais du bénévolat. Et je retournerais à l'école pour étudier la psychologie (je me vois si bien faire justement des recherches sur le bonheur! Ça m'irait bien psychologue du bonheur, non?).

Nous avions tous des rêves, des idées, des activités que nous ferions simplement parce que nous en avons envie. Des activités qui auraient un sens, nous permettraient de nous réaliser, d'être heureux. 

Alors on s'est demandé... mais qu'est-ce qui nous empêche de faire ces activités? Qu'est-ce qu'on attend, bordel?

Ça n'est évidemment pas aussi simple que ça. Il y a les obligations. Le manque de temps. Le manque d'énergie quand on a des enfants. Le manque de courage aussi. Et l'âge. Je me vois mal retourner à l'université à 42 ans pour entreprendre un programme d'études de presque 9 ans.

Mais je crois qu'il y a une piste ici. Un début de quelque chose. Peut-être est-il possible de s'inspirer de cet extrait, de réaliser qu'on a peut-être moins besoin d'argent qu'on s'imagine, et d'avoir le courage de foncer et de trouver plus de temps pour ce qui nous allume, nous excite vraiment. De laisser aller notre confort pour se rapprocher de ce qui nous ressemble. De qui nous sommes vraiment.

***

Ça fait des années que je dis que je veux faire du bénévolat. J'aime souvent mon travail de rédactrice, mais je regrette toujours un peu le fait que je n'apporte rien à la société. Aujourd'hui, j'ai fait du bénévolat pour la première fois depuis une éternité. J'ai adoré. J'en parle à mon mec sans arrêt depuis. Je dois y penser encore un peu, mais j'aurai beaucoup à dire à ce sujet.

2 commentaires:

La Belle a dit...

Belle réflexion! J'ai hâte de lire la suite!

Nathalie a dit...

Merci! :)