***
Un poème me hante depuis quelques jours, Go Forth de Bukowski.
your life is your life
Ma vie a changé depuis les derniers mois. J'ai enfin eu le courage de quitter un emploi qui m'étouffait, me minait. C'est fou comme la routine tue la créativité, l'enthousiasme, la passion. Mais elle nous enjôle avec son confort, sa stabilité. On en oublie nos rêves, qui on est, ce dont on a vie, ce qu'on aime.
don’t let it be clubbed into dank submission.
On reste pris dans la routine, on ne se pose plus de questions. On ne fait plus ce qu'on a envie, mais ce qu'on croit qu'on doit faire. Ce que les autres attendent de nous. Ce qui est plus raisonnable. Ça n'est plus vraiment notre vie. On ne la vie plus intensément.
be on the watch.
there are ways out.
there is a light somewhere.
it may not be much light but
it beats the darkness.
be on the watch.
Etre à l'écoute. À l’affût. Des chances, des aventures que nous offre la vie. J'ai l'impression que la vie s'ouvre devant moi depuis que j'ai changé d'emploi. J'essaie en général de combattre la routine, mais je m'étais perdue. J'étais devenue plus loin de moi. Engourdie. Mais de sortir de ma zone de confort m'a réveillée. Je me sens vivante à nouveau. Tant de projets qui m'excitent--la méditation, le vélo, mes projets d'écriture. J'ai l'impression de voir à nouveau, de retrouver mes sens. J'aime mes nouveaux rituels, le vélo sur le bord de l'eau, mon thé si matinal, mon nouveau travail si stimulant, mes midis solitaires où j'ai l'impression de partir à l'aventure.
the gods will offer you chances.
know them.
take them.
Je repense souvent à cette phrase. know them. take them. Pour voir ces chances, pour les reconnaître, il faut être à l'écoute. Il faut être présent. Il faut être complètement là. C'est de ça dont j'ai envie. Et du courage. The courage to take chances.
you can’t beat death but
you can beat death in life, sometimes.
and the more often you learn to do it,
the more light there will be.
your life is your life.
know it while you have it.
know it while you have it. Il est si facile de ne pas voir le temps qui passe. Si difficile d'être vraiment là dans sa vie. Mais pourtant si important... know it while you have it.
you are marvelous
the gods wait to delight
in you.
Je devrais peut-être me promener avec ce poème dans mes poches, moi aussi. Pour ne pas oublier.
4 commentaires:
Wow... Moi qui m'encroutait dans cette fin d'hiver grise. Tu viens comme de me donner un choc électrique. Merci
Y'a des périodes où tout ça, c'est plus difficile à croire. Si beau ce poème, ces paroles d'espoir...
Contente de te lire à nouveau sur ton blogue! Tu te rappelles le texte que j'avais écrit sur les ateliers de dessin de modèle vivant à l'UQAM? Eh bien, j'ai appris la semaine dernière que le modèle qui les organisait était décédée. Cancer des ovaires, semble-t-il. Début quarantaine. Il me semble que j'entends trop d'histoires de morts trop hâtives, ces temps-ci. Leur seul mérite, c'est de donner tout son relief à un poème comme celui que tu cites. Merci de le partager avec nous.
Oui, j'entends aussi un peu plus d'histoires de départs hâtifs, ces jours-ci. Elles me troublent toujours autant. Je crois que c'est pour ça que j'ai autant besoin de poésie... Pour me rappeler qu'il n'en tient qu'à moi de vivre la vie dont j'ai envie. C'est mon choix. Maintenant.
Publier un commentaire